Réorganisation et scission partielle (atskyrimas) des sociétés
Si vous souhaitez réduire les risques d'une personne morale, séparer des activités, une partie des actifs, etc., nous pouvons vous aider. Nous fournissons des services de réorganisation de sociétés. Les sociétés peuvent être réorganisées par voie de fusion par absorption (prijungimas), lorsqu'une ou plusieurs personnes morales sont absorbées par une autre personne morale, à laquelle passent tous les droits et obligations de la personne morale réorganisée, et seule l'une d'elles poursuit l'activité, ou par voie de fusion par constitution d'une nouvelle personne morale (sujungimas), lorsque deux ou plusieurs personnes morales sont réunies en une nouvelle personne morale, à laquelle passent tous les droits et obligations des personnes morales réorganisées. Les personnes morales peuvent faire l'objet d'une scission par absorption (išdalijimas), lorsque les droits et obligations de la personne morale réorganisée sont répartis entre d'autres personnes morales existantes, ou d'une scission par constitution de nouvelles sociétés (padalijimas), lorsque deux ou plusieurs personnes morales sont constituées sur la base d'une personne morale réorganisée et reçoivent, dans des proportions déterminées, les droits et obligations de la personne morale réorganisée. Nous aidons également à réaliser la scission partielle (atskyrimas) de sociétés. Cela signifie qu'à partir d'une société qui subsiste après la scission partielle et poursuit son activité, une ou plusieurs autres sociétés de même forme juridique sont constituées, et se voient attribuer les biens, droits et obligations afférents à la partie séparée.
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En savoir plus sur la réorganisation
Certaines questions relatives à la réorganisation sont traitées plus en détail dans les articles suivants :
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Questions fréquentes
Peut-on fusionner une mažoji bendrija et une UAB ?
Pas directement. Seules des personnes morales de même forme juridique peuvent participer à une réorganisation. C’est pourquoi l’une des sociétés est d’abord transformée dans la forme juridique de l’autre, et la fusion n’est réalisée qu’ensuite. La transformation est une procédure distincte, avec ses propres délais. (CK 2.98 str. 1 d., ABĮ 61 str. 3 d., CK 2.104 str. 1 d.)
Faut-il l’accord des créanciers pour réorganiser une société ?
Non, les créanciers doivent être informés, et non donner leur accord. L’établissement du projet de réorganisation est annoncé publiquement trois fois, à des intervalles d’au moins 30 jours, ou bien il est annoncé une seule fois et tous les créanciers en sont avisés par écrit. Un créancier peut exiger des sûretés supplémentaires garantissant l’exécution des obligations s’il existe des raisons de penser que leur exécution deviendra plus difficile : il faut répondre séparément à une telle demande. (CK 2.101 str., ABĮ 65 str. 1 d., ABĮ 66 str. 1 d.)
Combien de temps faut-il attendre entre l’annonce de la réorganisation et la décision ?
Le Civilinis kodeksas (Code civil lituanien, CK) ne permet d’adopter la décision qu’après l’expiration d’un délai de 30 jours à compter de l’annonce publique de l’établissement du projet de réorganisation. L’Akcinių bendrovių įstatymas (loi sur les sociétés par actions, ABĮ) fait courir ces 30 jours, pour les sociétés, à compter du jour où le gestionnaire du registre publie un avis indiquant qu’il a reçu le projet de réorganisation ou le lien vers le site internet de la société sur lequel celui-ci est publié. Pour respecter les deux règles, il est judicieux de compter les 30 jours à partir de la plus tardive de ces deux dates. Les créanciers peuvent présenter leurs demandes à partir du premier jour de la publication et jusqu’à l’assemblée, et les actionnaires doivent pouvoir prendre connaissance des documents au moins 30 jours avant l’assemblée. (CK 2.96 str. 3 d., ABĮ 62 str. 2 d., ABĮ 65 str. 2 d., ABĮ 66 str. 2 d.)
À qui faut-il obligatoirement envoyer des avis individuels lors de la réorganisation d’une société ?
Tous les créanciers sont avisés par écrit si l’on choisit l’option d’une annonce publique unique. Les clients et les locataires envers lesquels la société a des obligations non exécutées sont eux aussi des créanciers. Dans l’autre option, l’établissement du projet de réorganisation est annoncé publiquement trois fois, à des intervalles d’au moins 30 jours. Les dispositions du CK et de l’ABĮ qui régissent la réorganisation ne prévoient pas d’avis individuels aux personnes qui ne sont pas des créanciers. D’autres dispositions peuvent toutefois avoir leurs propres conséquences : par exemple, lorsqu’un bien loué passe à un autre propriétaire du fait de la réorganisation, le locataire peut exiger la fin du contrat de bail. L’information des salariés est régie par le Darbo kodeksas (Code du travail lituanien, DK). (CK 2.101 str. 1 d., ABĮ 65 str. 1 d., CK 6.1 str., CK 6.494 str. 3 d. ; arrêt de la Lietuvos Aukščiausiasis Teismas (Cour suprême de Lituanie, LAT) du 19 octobre 2022 dans l’affaire civile n° e3K-3-236-823/2022, point 50)
Que doit indiquer l’annonce publique de la réorganisation ?
L’annonce ou l’avis indique des informations sur chaque société participante et sur chaque société nouvellement créée (dénomination, forme juridique, siège), le mode de réorganisation, les sociétés qui prennent fin et celles qui poursuivront leur activité, la date à partir de laquelle les droits et obligations passent à la société qui poursuit son activité, la date à partir de laquelle les opérations sont inscrites dans sa comptabilité, ainsi que le lieu et la période où l’on peut prendre connaissance des documents de réorganisation. (ABĮ 65 str. 1 d., ABĮ 63 str. 1 d. 1, 2, 3, 8 ir 9 p.)
Quand la société absorbée cesse-t-elle d’exister ?
Il y a deux dates différentes. Sauf disposition contraire du projet de réorganisation, les biens, droits et obligations passent à la société qui poursuit son activité à compter de l’immatriculation de ses statuts modifiés. Ce jour-là, la réorganisation est réputée achevée. La société absorbée elle-même ne prend fin qu’à compter de sa radiation du Juridinių asmenų registras (registre des personnes morales). Une demande distincte est déposée à cet effet, accompagnée, si les dispositions de l’Įmonių ir įmonių grupių atskaitomybės įstatymas (loi sur l’information financière des entreprises et des groupes d’entreprises) relatives aux états financiers s’appliquent à la société, d’un état financier de fin de réorganisation. (ABĮ 68 str. 1 d., 69 str. 1 ir 5 d., JAR nuostatų 212 p.)
À quelle date est arrêtée la liste des créanciers pouvant présenter des demandes ?
La date déterminante est celle de l’annonce publique de l’établissement du projet de réorganisation. Peut exiger des sûretés supplémentaires garantissant l’exécution des obligations le créancier dont les droits sont nés et ne s’étaient pas éteints avant cette date. À compter de cette même date, la société acquiert le statut de société en cours de réorganisation ou de société participant à la réorganisation. Les créanciers dont les droits sont nés après cette date ne peuvent pas exiger de sûretés supplémentaires en vertu de cette règle. (ABĮ 66 str. 1 d., 63 str. 13 d.)
Combien de voix d’actionnaires faut-il pour décider d’une réorganisation ou d’une scission partielle ?
Il faut une majorité qualifiée, d’au moins 2/3 des voix attachées aux actions de l’ensemble des actionnaires participant à l’assemblée. Le même seuil s’applique à l’approbation du projet de réorganisation ou de scission partielle. Les statuts de la société peuvent exiger une majorité plus élevée. Si la société a plusieurs catégories d’actions, les titulaires de chaque catégorie votent séparément (ABĮ 62 str. 1 d.). (ABĮ 28 str. 1 d. 15 p., ABĮ 28 str. 3 d., CK 2.96 str. 3 d.)
Peut-on engager une réorganisation à n’importe quel moment de l’année ?
La loi ne fixe aucune période calendaire précise. Toutefois, chaque actionnaire et chaque créancier doit avoir la possibilité de prendre connaissance des états financiers des 3 derniers exercices et, si le projet de réorganisation est établi 6 mois ou plus après la clôture de l’exercice, également d’un jeu d’états financiers intermédiaires. Lors de la planification du lancement, il est donc utile de vérifier si un jeu d’états intermédiaires sera nécessaire. Il peut ne pas être établi si tous les actionnaires de chaque société y consentent. (ABĮ 65 str. 2 d. 3 p.)
Faut-il l’accord des salariés et de nouveaux contrats de travail lors de la réorganisation d’une entreprise ?
Non. La réorganisation, la fusion, la scission ou la fusion par absorption ne modifie pas les conditions de travail et ne constitue pas un motif légitime de mettre fin aux relations de travail : en cas de transfert de l’entreprise ou d’une partie de celle-ci, les relations de travail passent de plein droit au nouvel employeur. Il n’est pas nécessaire de conclure de nouveaux contrats de travail, mais les modifications des contrats de travail sont effectuées dans un délai de 10 jours ouvrables à compter du transfert. Les salariés doivent être informés par écrit au moins 10 jours ouvrables avant le transfert ; le salarié qui n’est pas d’accord peut le déclarer par écrit dans un délai de 5 jours ouvrables, et le contrat de travail est alors résilié à l’initiative de l’employeur sans faute du salarié. (DK 51 str. 1, 2, 5 ir 6 d.)
Qu’advient-il du dirigeant d’une société lorsque celle-ci est absorbée par une autre ?
Le Darbo kodeksas ne prévoit pas que la fusion par absorption mette fin en elle-même au contrat de travail du dirigeant (vadovas) : l’absorption de l’employeur par une autre entreprise ne peut pas constituer un motif légitime de mettre fin aux relations de travail. Le contrat de travail du dirigeant prend fin lorsque celui-ci est révoqué selon la procédure prévue par la loi ou par les documents constitutifs. Si les relations de travail ont duré plus de deux ans, il perçoit une indemnité de départ égale à un mois de salaire moyen, sauf si la révocation résulte de ses agissements fautifs. La jurisprudence a précisé que la fin d’une personne morale par voie de réorganisation ne constitue pas en elle-même un motif de résiliation du contrat de travail pour cause de disparition de l’employeur (DK 57 str. 1 d. 5 p.). Toutefois, si après la fusion par absorption la fonction du dirigeant devient superflue, par exemple parce que la société qui poursuit son activité a déjà un dirigeant, le contrat de travail peut être résilié sur le fondement de DK 57 str. 1 d. 1 p., dans le respect du préavis et des autres exigences de cet article (arrêt du LAT du 14 mars 2022 dans l’affaire civile n° e3K-3-55-781/2022, points 34–35 ; affaire relative à l’absorption d’un établissement budgétaire). Les relations de travail des autres salariés, y compris du chef comptable, se poursuivent. (DK 51 str. 1 d., DK 57 str. 1 d. 1 ir 5 p., DK 104 str. 1 ir 2 d.)
Combien de temps dure une scission partielle (atskyrimas) de société ?
La loi ne fixe pas de durée globale pour la scission partielle. Celle-ci dépend de la préparation des documents, des demandes des créanciers et des formalités d’immatriculation. Les délais légaux sont les suivants. Le projet est remis au registre au plus tard le premier jour de l’annonce publique, et le registre immatricule le statut „dalyvaujantis atskyrime“ [« participant à une scission partielle »] dans un délai de trois jours ouvrables. La décision peut être adoptée au plus tôt 30 jours après l’avis du registre indiquant qu’il a reçu le projet (et, selon le Civilinis kodeksas, après l’annonce publique ; il est judicieux de compter à partir de la date la plus tardive), et elle est remise au registre dans un délai de 5 jours. Tant que la demande d’un créancier tendant à obtenir des sûretés supplémentaires garantissant l’exécution des obligations n’a pas été satisfaite, les documents ne peuvent pas être déposés pour immatriculation. La scission partielle s’achève par l’immatriculation de la nouvelle société. (CK 2.96 str. 3 d., ABĮ 62 str. 2 ir 4 d., ABĮ 63 str. 8 d., ABĮ 66 str. 4 d., ABĮ 69 str. 1 d., ABĮ 71 str. 2 d., JAR nuostatų 150 p.)
De quelles informations a-t-on besoin pour préparer une scission partielle de société ?
Le projet de scission partielle doit notamment indiquer la dénomination, la forme juridique et le siège de la nouvelle société, une description précise des biens, droits et obligations transférés et leur répartition, la date à partir de laquelle les droits et obligations sont transférés et la date à partir de laquelle les opérations sont inscrites dans la comptabilité de la nouvelle société ; les statuts de la nouvelle société sont préparés en même temps. Il faut donc : la liste des biens transférés à la nouvelle société ; la liste des contrats dont les droits et obligations sont transférés ; la liste des salariés transférés ; la liste des engagements transférés ; des informations indiquant si les contrats prévoient l’accord de l’autre partie ; les données du dirigeant de la nouvelle société. Si le projet est établi 6 mois ou plus après la clôture de l’exercice, un jeu d’états financiers intermédiaires est établi, sauf si tous les actionnaires consentent à ce qu’il ne le soit pas ou si les actions de la nouvelle société sont réparties entre les actionnaires proportionnellement à leurs participations. (ABĮ 63 str. 1 d. 1, 8, 9 ir 11 p., ABĮ 63 str. 6 d., ABĮ 65 str. 2 d. 3 p., ABĮ 67 str. 3 d., ABĮ 71 str. 2 d.)
Peut-on transférer un compte bancaire à la société constituée par la scission partielle ?
La loi ne règle pas spécifiquement le transfert d’un compte bancaire en cas de scission partielle. Les biens, droits et obligations sont attribués à la nouvelle société conformément au projet de scission partielle ; toutefois, le contrat de compte est un contrat conclu avec la banque. Il est donc utile de vérifier à l’avance avec la banque s’il peut être attribué à la nouvelle société ou s’il faudra ouvrir un nouveau compte. Il est utile de vérifier la même chose pour les contrats de crédit-bail et les autres contrats de financement. (ABĮ 68 str. 1 d., ABĮ 71 str. 2 d.)
Les avis de réorganisation adressés aux créanciers étrangers doivent-ils être envoyés dans leur langue ?
Si le projet est annoncé une seule fois, l’Akcinių bendrovių įstatymas exige que tous les créanciers soient avisés par écrit et fixe les données que l’avis doit contenir, mais il ne fixe pas la langue de l’avis. À la fin, le notaire certifie que les obligations prévues par la loi ont été exécutées ; il est donc utile de conserver les preuves d’envoi et de vérifier à l’avance quelles preuves le notaire demandera. Si le créancier est important pour l’activité, il est utile de joindre aussi une traduction de l’avis : ce n’est pas obligatoire, mais cela aide à éviter les malentendus. (ABĮ 65 str. 1 d., JAR nuostatų 54 p.)